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Expobois mène l'enquête

Une filière optimiste qui investit

À en croire les résultats de l'enquête menée par les organisateurs du salon en juillet 2007 auprès d'un échantillon représentatif de l'ensemble des industries utilisatrices de bois, le moral des acteurs du secteur est au beau fixe. 82 % des professionnels interrogés estiment que la conjoncture est plutôt bonne à court et à moyen terme, et 78 % d'entre eux sont également convaincus sur le long terme. Les plus optimistes ? Les industriels de l'emballage (100 %), suivis par les exploitants forestiers (92 %). Les secteurs de la première transformation, de l'ameublement, du bois énergie et du négoce bois, bien que plus réservés, affichent une croissance spectaculaire de leur optimisme avec respectivement 90 %, 73 % et 75 % de leurs acteurs ressentant pour 2008 une conjoncture favorable (en 2005, lors de la première enquête, ils n'étaient respectivement que 44 %, 51 % et 45 % à se déclarer confiants).

L'augmentation des prix du bois n'enlève rien à cet enthousiasme. Bien au contraire. Les professionnels pensent que c'est le moment de passer à la vitesse supérieure : 66 % des acteurs de la filière affirment avoir des projets d'investissement pour l'année 2008. Chez les constructeurs, cette tendance est plus forte que la moyenne : ils sont 73 % à vouloir investir. Les motivations sont multiples : gain de productivité (93 % des interrogés), gain de flexibilité (87 %), amélioration de la manutention et du stockage (78 %), diversification des gammes de produits (75 %)... La plupart des investissements concerneraient les outils et l'outillage (52 %), les machines de seconde transformation (46 %), de manutention, de stockage et de transport (40 %). L'informatique et les systèmes de traitement des déchets et des sous-produits représentent respectivement 36 % et 35 % des intentions d'investissement.

Pénurie de candidats à l'embauche

Optimistes quant au développement de leurs marchés, les acteurs de la filière ont néanmoins un gros problème à résoudre : trouver de nouveaux collaborateurs. Sur 425 professionnels interrogés lors d'une autre enquête, près de la moitié déclarent rechercher actuellement un ou plusieurs collaborateurs, et 70 % déplorent la pénurie de candidats à l'embauche. À 52 % artisanales et à 25,1 % industrielles, les entreprises qui recrutent interviennent majoritairement dans le secteur du bâtiment (51,3 %). L'ouvrier spécialisé est le profil le plus recherché, suivi par celui de l'agent de maîtrise, puis du cadre technique de production. De tous les secteurs en peine de candidats, le bâtiment est le premier concerné à 46,6 %. Les professionnels expliquent ces difficultés par le manque d'attractivité du secteur bois auprès des jeunes, le niveau de revenu moins compétitif, la faiblesse de l'offre actuelle de diplômés, et, enfin, la pénibilité du travail. Les acteurs attendent ainsi de leurs instances représentatives et des pouvoirs publics des actions permettant de mettre en avant la multiplicité des métiers du bois, mais aussi le développement de la formation.

Y a-t-il un repreneur pour mon entreprise ?

La troisième enquête concernait le problème de la transmission d'entreprise. Un sondé sur quatre se déclare concerné par la transmission ou la cession de son entreprise dans les trois prochaines années, essentiellement des sociétés artisanales de petite taille et particulièrement les entreprises du bâtiment. Ils déplorent la faiblesse des liquidités des repreneurs (29 %), le manque généralisé de candidats à la reprise (24 %), mais aussi, à 15 %, l'absence au sein de leur entreprise d'un salarié capable de reprendre l'activité. De l'avis général des acteurs de la filière, la manière la plus courante pour transmettre l'entreprise est de la céder à un membre de sa famille (31 %), à un confrère (29 %), l'acquisition par les salariés ou par un groupe recueillant respectivement 20 et 14 % des avis. Le repreneur idéal doit d'abord faire preuve d'une grande motivation personnelle (32 %), connaître le métier (27 %) et, en dernier lieu, avoir des disponibilités financières (21 %). Les freins ne se situent pas seulement au niveau du repreneur, ils existent aussi au niveau du cédant. Intimement liées à leur dirigeant, ces transactions pâtissent également d'un manque d'aide et d'information, de la complexité des démarches administratives et de la faible diffusion des offres.

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