L’arrêté du 19 février 2026 fait évoluer la réglementation incendie applicable aux établissements recevant du public (ERP) afin d’intégrer le développement des matériaux bois et biosourcés. Une avancée attendue, mais qui soulève déjà de nombreuses questions pour la filière construction.

Une évolution réglementaire structurante

Avec la montée en puissance des solutions bois et biosourcées, le cadre réglementaire incendie devait s’adapter. Le nouvel arrêté marque ainsi une étape importante en reconnaissant ces matériaux dans les ERP, tout en encadrant plus précisément leur mise en œuvre. Cette évolution s’inscrit dans une logique de construction bas carbone, mais elle introduit également de nouvelles exigences techniques, notamment sur :

  • le comportement au feu des matériaux biosourcés,

  • la gestion de la charge calorifique,

  • les conditions d’emploi du bois apparent,

  • le traitement des façades.

Des enjeux techniques pour la conception

Pour les concepteurs et les entreprises, ces nouvelles dispositions impliquent une approche plus fine dès les premières phases de projet. L’intégration du bois en ERP nécessite désormais d’anticiper plus précisément les stratégies de sécurité incendie, en lien avec :

  • les choix constructifs,

  • les systèmes de protection,

  • les conditions d’exploitation du bâtiment.

Ces évolutions renforcent le besoin d’une lecture experte du texte réglementaire, afin de traduire concrètement ses implications sur les projets.

Un sujet qui mobilise la filière

Prévu le jeudi 9 avril 2026 de 11h30 à 12h, ce rendez-vous vise à apporter des clés de lecture opérationnelles sur :

  • l’impact du comportement au feu des matériaux biosourcés,

  • les conséquences dès la conception,

  • l’adaptation des stratégies de prévention,

  • les nouvelles exigences réglementaires.

Inscriptions : https://www.btp-consultants.fr/blog/evenements/reglementation-incendie-erp-2026-materiaux-biosources/

Vers une meilleure intégration du bois en ERP

Entre ouverture réglementaire et exigences renforcées, ce nouveau cadre illustre les enjeux actuels de la construction bois : concilier performance environnementale et sécurité.

Il confirme également que la généralisation des matériaux biosourcés passe désormais par une maîtrise accrue des contraintes techniques, en particulier sur le volet incendie.