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Et si le potentiel destructeur de la mérule pouvait être utile ?

La mérule est un cauchemar pour le bois dans l’habitat. Quand ce champignon forestier atterrit dans les maisons et y trouve un milieu propice à son développement, il cause des dégâts souvent irréversibles. Son développement se fait dans des conditions d’obscurité et de faible ventilation. Il touche préférentiellement les charpentes, les escaliers et le bois d’œuvre de manière générale. Lorsque qu’il devient visible, il est trop tard. Pour mieux comprendre les capacités lignivores de Serpula lacrymans – nom scientifique de la mérule – des chercheurs du CNRS, de l’Inra et de deux universités étrangères, ont épluché le génome de ce champignon et de 50 autres espèces forestières. En comparant les gènes de plusieurs champignons dégradant le bois, les scientifiques ont pu caractériser le mécanisme de dépolymérisation de la lignine chez la mérule. Les pourritures brunes, dont elle fait partie, produisent dans les premières étapes de la destruction du bois de grandes quantités de radicaux libres hydroxyles. Ces derniers provoquent une réaction très puissante qui permet de casser la couche de lignine et d’atteindre la cellulose, dont se nourrit le champignon. La connaissance de ce mécanisme va favoriser la mise au point de moyens de lutte contre ce champignon et intéresser le secteur des bioénergies car la dégradation du bois est un processus important dans la fabrication de biocarburant.

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