À Bruxelles, le projet des Tours Tour & Taxis conçu par MVRDV illustre l’évolution des immeubles de grande hauteur vers des systèmes constructifs hybrides intégrant le bois. À travers l’usage du CLT en planchers, l’opération explore des leviers concrets de réduction de l’empreinte carbone des structures.

Le CLT comme levier d’allègement structurel

Dans un contexte où les immeubles de grande hauteur restent fortement dépendants du béton, le projet introduit une hybridation ciblée en intégrant des planchers en bois lamellé-croisé (CLT). Associé à une ossature béton, ce choix permet :

  • de réduire le poids global de la structure

  • de limiter les volumes de béton nécessaires

  • d’optimiser les fondations

Ce type de configuration confirme la place croissante du bois dans les systèmes constructifs complexes, en particulier sur des programmes tertiaires de grande ampleur.

Une réponse aux enjeux carbone des IGH

La construction en hauteur est aujourd’hui confrontée à un enjeu majeur : la réduction des émissions liées aux matériaux. Dans ce projet, l’intégration du bois s’inscrit dans une stratégie globale d’optimisation carbone, appuyée par des outils d’analyse en phase conception. L’utilisation du CLT contribue directement à :

  • diminuer l’impact carbone de la structure

  • rationaliser les quantités de matériaux

  • améliorer le bilan global du bâtiment

Modularité et préfabrication

Les tours reposent sur une trame modulaire de façade de 2,7 mètres, pensée pour faciliter la préfabrication et l’adaptabilité. Cette logique constructive, combinée à l’usage du bois, participe à :

  • une meilleure maîtrise des temps de chantier

  • une optimisation des ressources

  • une capacité d’évolution des espaces

Autant d’éléments en phase avec les transformations actuelles de la construction bois.

Le bois dans une logique d’hybridation

Le projet ne vise pas une structure 100 % bois, mais s’inscrit dans une approche hybride, aujourd’hui dominante sur les opérations de grande hauteur. Cette stratégie permet :

  • d’exploiter les qualités mécaniques du béton

  • tout en bénéficiant des atouts environnementaux et constructifs du bois

Une combinaison qui tend à se généraliser dans les projets complexes, notamment en milieu urbain dense.

Une tendance de fond pour la filière bois

À travers cette opération, le bois confirme sa capacité à s’intégrer dans des projets de grande envergure, au-delà des bâtiments de moyenne hauteur. L’hybridation apparaît comme une voie privilégiée pour :

  • accompagner la montée en hauteur

  • répondre aux exigences réglementaires

  • réduire l’empreinte carbone du secteur

Photos © Reverso Studio