Les établissements publics d’aménagement EpaMarne et EpaFrance franchissent une nouvelle étape dans leur stratégie bas carbone. À l’occasion du MIPIM, ils annoncent avoir atteint près de 10 000 logements intégrant des matériaux biosourcés, dont 7 700 déjà labellisés. Une dynamique qui confirme la place croissante des solutions bois et biosourcées dans les opérations d’aménagement de l’Est francilien.
Une trajectoire engagée depuis plus de dix ans
Depuis le milieu des années 2010, les deux établissements publics développent une stratégie d’aménagement fondée sur la décarbonation de la construction, la sobriété foncière et la préservation des sols.
Entre 2015 et 2024, environ 7 700 logements ont été labellisés, notamment via le label Bâtiment Biosourcé, avec des niveaux de performance énergétique supérieurs aux exigences de la RE2020. Au total, près de 10 000 logements ont ainsi intégré des matériaux biosourcés sur le territoire d’intervention d’EpaMarne-EpaFrance, soit un rythme moyen d’environ 1 000 logements par an.
Cette dynamique s’inscrit dans la trajectoire carbone 2025-2029 des deux établissements. L’objectif est clair : 50 % des programmes neufs devront intégrer des éco-matériaux d’ici 2030, un niveau correspondant au niveau « Or » du Pacte Fibois 2030.
Des opérations intégrant bois et construction hors site
Plusieurs projets illustrent cette montée en puissance des matériaux biosourcés et des modes constructifs industrialisés.
À Noisy-Champs, au sein de la ZAC Noisy Pôle Gare, un programme de plus de 16 000 m² porté par la SPLA‑IN Noisy Est associera logements familiaux et commerces dans une opération intégrant une part importante de construction hors site. Le projet vise notamment les niveaux RE2020 seuil 2025, NF Habitat HQE Excellent et label Biosourcé niveau 1.
À Champs-sur-Marne, la ZAC des Hauts de Nesles — composante du quartier de gare du Grand Paris Express — prévoit 2 300 logements, dont 25 % de logements sociaux, avec 50 % de matériaux biosourcés dans la construction.
L’écoquartier du Sycomore, à Bussy-Saint-Georges, illustre également cette orientation. Deux programmes d’environ 80 logements en accession y intégreront des objectifs environnementaux renforcés : structure bois à hauteur d’au moins 25 %, dont 30 % issus de forêts françaises, et environ 20 % de composants préfabriqués hors site afin de réduire l’empreinte carbone des chantiers.
Bois français et industrialisation constructive
La feuille de route 2025-2029 prévoit également une accélération de la construction hors site et une montée en puissance de l’usage du bois français. Dans ce cadre, EpaMarne-EpaFrance ont signé une nouvelle convention avec la marque Bois de France afin de promouvoir l’utilisation de ressources nationales dans les opérations d’aménagement.
En 2026, près de 420 logements biosourcés devraient être engagés sur le territoire des deux établissements, dont 125 logements réalisés en hors site, notamment à Champs-sur-Marne, Bussy-Saint-Georges, Montévrain ou encore Magny-le-Hongre.
Vers une généralisation des éco-matériaux
Avec ce cap des 10 000 logements biosourcés, EpaMarne-EpaFrance confirment leur volonté d’inscrire durablement les matériaux biosourcés — bois en tête — dans leurs opérations d’aménagement. L’objectif est désormais de généraliser ces solutions à grande échelle, à l’échelle du logement comme du quartier, en combinant construction bois, préfabrication hors site et performance environnementale.
Photo : ZAC des Hauts de Nesles, opération labellisée BBCA Quartier – © ANYOJI BEL TRANDO




